
Bienvenue sur le blog du CDI de l'ESAAT ou Ecole Supérieure des Arts Appliqués et du Textile, située à Roubaix. Diverses informations sur la vie du Centre de Documentation et d'Information (CDI), mais aussi sur l'établissement et la vie culturelle à l’échelle régionale et nationale vous seront régulièrement proposées sur ce site. Nous mettons également à votre disposition plusieurs ressources utiles permettant de faciliter votre parcours parmi les livres et le savoir.

Anthony Browne, l’amour du détail, l’amour de l’art
02 février 2012
A l’occasion d’une conférence, d’un travail avec des secondes et de la sortie d’une sorte de biographie écrite par son fils Joe Browne « mon métier, mon œuvre et moi » aux éditions Kalédioscope, j’aimerais vous faire partager mon plaisir de visiter et revisiter régulièrement l’œuvre d’Anthony Browne.
J’aime particulièrement sa science du détail. Il dessine ces détails car ils permettent de rompre avec la monotonie de faire des dessins mais aussi parce qu’ils plaisent aux enfants. Il adore parsemer ses illustrations de clins d’œil. Des clins d’œil humoristiques nous rappellent les cartes postales qu’il dessinait en début de carrière. Il aime aussi dessiner au pied de la lettre des expressions anglaises comme dans cette illustration extraite « des invités encombrants » : egg plant (aubergine) devient une plante œuf ; green house (serre) la maison blanche, peinte en vert ; crab tree (le pommier sauvage) en arbre avec des crabes Il dissémine des touches surréalistes faisant souvent référence aux œuvres de Magritte, Dali. : chapeau melon en lévitation, pipe, parapluie, fenêtre nuage, poisson volant dans la même illustration. Ses détails anecdotiques en apparence peuvent être porteur d’une importante signification au point que l’image devienne plus forte que le texte. Prenons par exemple le petit déjeuner Brownien. Il débute un certain nombre de ses livres et témoigne de l’ambiance dans la famille. Dans « Anna et le gorille », La perspective exagérée augmente encore la distance entre le père et sa fille. Le père ne communique pas, il se retranche derrière son journal. Les couleurs participent à la mise en place de l’ambiance : couleurs froides qui détonnent avec la robe rouge d’Anna. Les formes géométriques et l’ordonnancement de la pièce, la frugalité du petit déjeuner participent aussi de cette atmosphère. Sans oublier la place du père qui est encadré par un énorme frigidaire. Nous retrouvons cette situation dans l’album « Hansel et Gretel ». Les détails cachés sont ici aussi porteurs de sens. Nous sommes au début du livre, à la veille de l’abandon des enfants dans la forêt. L’ambiance est plus que morose. Il n’y a rien à manger sur la table. Le décor environnant est en parfaite harmonie avec la situation : couleurs maussades, état du sol et du plafond. Le tableau d’Holman Hunt « la lumière du monde », accroché sur le mur du fond, montre le Christ, porteur d’une lampe, frapper à une porte qui n’a pas été ouverte depuis longtemps, vu la présence d’herbes hautes au bas de celle-ci. Il vient éclairer, apporter la lumière dans ce monde ténébreux.. L’attitude des personnages démontre l’absence de communication, la tête du père une certaine résignation. La mère, la méchante marâtre, semble un peu à part. Des thèmes visuels ajoutent leur petite note de désespoir. Tout d’abord, l’avion dans l’écran de télévision et l’ombre de l’oiseau signifient le désir d’échapper à cette situation. Les différents barreaux, des chaises, des vêtements mais aussi de la poupée face cachée sur le sol concourent aussi à cette situation d’enfermement. Au début de « dans la forêt profonde », le petit déjeuner montre aussi l’existence d’un malaise à l’intérieur de la famille. En effet, le père a disparu, à la suite d’une dispute avec sa femme et la mère ne sait pas où il se trouve. Nous voyons la même situation : les regards sont tournés vers la chaise de l’absent. La mère demeure dans ses pensées. La vulnérabilité de l’enfant et de la mère peuvent se deviner dans les lignes horizontales de la tasse et des habits. Les couleurs froides, les rayures de la chaise participent à la création de l’atmosphère. L’enfant est seul et doit faire face à une situation de crise sans compter sur un appui parental. Dans ce même album, l’illustration devient la projection de l’imaginaire de l’enfant. L’enfant, comme le chaperon rouge, traverse la forêt pour se rendre chez sa grand-mère. La forêt en apparence normale au début reflète son courage et sa résolution de braver l’interdit de sa mère. Mais au fur et à mesure qu’il s’enfonce dans la forêt, le chemin se rétrécit et disparaît, les arbres revêtent des pics et deviennent tortueux ou torturés les détails renvoyant à divers contes que sa grand-mère lui a racontés, se multiplient. Enfin, il rencontre quelques héros de ces histoires avec lesquels il n’arrive pas à nouer de véritables dialogues. C’est sa peur, sa peur panique qui ne va cesser d’augmenter qui se projette sur le décor et crée des images irréelles en noir et blanc comme dans un rêve. La peur est une création de l’esprit .et n’a que rarement des fondements réalistes. Nous imaginons, nous inventons nous-mêmes nos peurs
Nous pouvons lire et relire son œuvre, nous découvrons toujours des éléments que nous n’avions pas vus
Il voulait être le nouveau Francis Bacon. En tout cas, il est devenu un grand artiste de la littérature
Pascal Broutin
Site d'art
01 février 2012
Pour rompre un peu avec la monotonie des nouveautés et avant de retravailler sur les thèmes du BTS français, je vous propose de découvrir un site consacré à l'histoire de l'art :panorama de l'art. Il est conçu par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, en collaboration avec la revue Dada. Il est destiné aux collégiens, qui peuvent ainsi préparer leur épreuve de brevet, mais aussi à nos élèves de lycée. La qualité des conférenciers de la RNN-Grand Palais n'est plus à démontrer. Vous trouverez à la fois une présentation chronologique des oeuvres, mais aussi une thématique regroupant des sujets comme la nature, la couleur, l'architecture, la géométrie, le corps humain , l'émotion ou le pouvoir. Les oeuvres sont richement commentées. On peut aussi apprécier pour chaque rubrique la présence de liens Internet de qualité ainsi qu'un glossaire. Alors dépêchez-vous! Rendez-vous à l'adresse suivante.
Editions Invenit
26 janvier 2012
La maison d’édition Invenit, dont le siège se situe à Ennetières-en-Weppes , mène un travail remarquable dans
l'édition des livres d'art. Elle s’intéresse et rend compte du travail mené par les différents musées du Nord-Pas-de-Calais. Par exemple, en lien avec le Musée de la Piscine de Roubaix, ils ont publié en 2009 des poèmes choisis par Gilles Defacque dans deux recueils titrés « parures » et les dessins d’Henri Bouchard qui seront exposés dans une future aile consacrée au sculpteur Plus au sud, en collaboration avec le Miam de Sète, ils ont édité un coffret intitulé « les territoires de l’art modeste ». 12 petits volumes rendent compte de 10 ans d’expositions avec des œuvres de Laurent Danchin, Robert Combas, Michel Gondry, Pascal Comelade…
Ces éditions aiment provoquer les rencontres. Comme celle entre le dessinateur François Boucq et l’œuvre d’Henri Barbusse « le feu ». Avec la collection Ekphrasis, un écrivain nous entraîne à l’intérieur d’un tableau. Nous avons acheté 15 titres dont par exemple Spilmont et « l’excision de la pierre de folie », Alain Fleischer et « vers l’empreinte immaculée » de Simon Hantaï, Sylvie Germain et « le paysage avec Saint Christophe » de Patinir ou Gérard Farasse et « paysage du Pas-de-Calais II » de Dubuffet. Pour en savoir plus sur cette collection, vous pouvez vous rendre sur leur site à l'adresse suivante.
Nouveautés express
12 janvier 2012
En vrac, quelques rentrées en sociologie et en philosophie. 2 ouvrages sur le thème du voyage : "l'idiot du voyage
: histoires de touristes" de Jean-Didier Urbain chez Payot et "l'impossible voyage" de Mazrc Augé chez Rivages. Un livre nostalgique sur la génération seventies dont, entre parenthèses, je fais partie : "l esprit des seventies" d'Alexis Bernier et François Buot paru chez Grasset. Encore et toujours, Eco et Deleuze, avec pour le premier "la production des signes", livre paru au Livre de poche et "logique du sens", pour le second, aux éditions de Minuit. Bernard Pautrat nous propose "ethica sexualis : Spinoza et l'amour" chez payot. J.L. Austin "quand dire, c'est faire" aux éditions du Seuil. Enfin, je terminerais avec "le dictionnaire des philosophes", préfacé par André Comte-Sponville, édité cojointement par Albin Michel et Encyclopaedia Universalis.
Nouveautés 5
11 janvier 2012
Pour commencer l’année de manière légère , nous vous invitons à un petit voyage au Japon, à travers
l’œuvre de Florent Chavouet, avec deux titres parus aux Philippe Picquier : « Manabé Shima » et « Tokyo Sanpo ». Ces ouvrages relèvent à la fois du carnet de voyage et de la bande dessinée. Nous continuons de collecter des manuels de l’histoire de l’art avec deux titres : la version poche du fameux livre de Ernst Hans Gombrich « histoire de l’art », paru aux éditions Phaidon qu’on ne présente plus. et « tout sur l’art » avec comme sous-titre « panorama des mouvements et des chefs-d’œuvre », paru chez Flammarion. L’ouvrage a opté pour une présentation chronologique. Nous avons particulièrement apprécié les frises. Dans le même domaine, les éditions Beaux-Arts nous proposent tout d’abord « les grands manifestes : de l’art des XIXè et XXè siècles » , choisis et commentés par Antje Kramer. Nous retrouvons un certain nombre 
de textes célèbres comme « le réalisme » de Gustave Courbet, « die Brücke » d’Ernst Ludwig Kirchner, « le manifeste du futurisme » de Filippo Tommaso Marinetti, « le manifeste cannibale Dada » de Francis Picabia…Ces mêmes éditions nous invitent à découvrir les coulisses de la création avec un livre de Jan Blanc et Florence Jaillet, intitulé « dans l’atelier des artistes : les coulisses de la création de Léonard de Vinci à Jeff Koons ». l’ouvrage nous propose une approche chronologique. Nous visitons l’atelier de peintres mais aussi de quelques sculpteurs. La transition est toute trouvée pour découvrir l’œuvre de Miquel Barcelo à travers le catalogue de 3 expositions, organisées par la Collection Lambert en Avignon. Vous pourrez vous rendre compte que le travail de l’artiste catalan est protéiforme : sculpture, peinture. Terminons le volet
peinture avec un ouvrage savant de Nicole Everaert Desmedt « interpréter l’art contemporain », paru chez De Boeck, dans la collection « licence, master doctorat ». A partir d’exemples concrets trouvés dans la
peinture mais aussi dans d’autres médias comme la littérature, le cinéma, la photographie, intervention artistique, l’auteur élabore à partir de la pensée de Charles Sanders Pierce, l’inventeur de la sémiotique, un modèle pour rendre compte de la communication artistique, tant au niveau de la création que de la réception de l’œuvre. Sur le même sujet, nous vous proposons le livre de Michel Constantini « la sémiotique visuelle : nouveaux paradigmes » chez l’Harmattan. La sémiotique visuelle intéresse tous ceux qui réfléchissent sur le cinéma, la télévision, les arts plastiques, devançant la publicité, la photo, la bande dessinée, mais aussi le vêtement, le corps. Mais la forte présence de la discipline ne saurait
masquer une hétérogénéité, dans les fondements théoriques, dans la variété des corpus, comme dans les affiliations institutionnelles. Deux ouvrages dans le domaine de l’architecture : le livre de Bruno Zevi « apprendre à voir l’architecture » aux éditions de Minuit et « architecture émotionnelle
» de Paul Ardenne et Barbara Polla, paru aux éditions le Bord de l’eau. Ce dernier donne, en amont du 1er Colloque international d'architecture émotionnelle de 2011, la parole à des architectes, des psychologues, des entrepreneurs, etc. qui analysent les émotions et les liens sociaux générés par les sites construits, la conception et l'organisation des bâtiments, les espaces urbains, etc. Un DVD accompagne l’ouvrage. Il contient le film commandé à Stefan Liberski pour le pavillon belge de la Xe Biennale de Venise. Bruno Zevi, de son côté, nous propose une méthode pour interpréter l’architecture. Je termine avec la monographie que Charles Arthur Boyer et Frédérica Zanco consacrent au designer Jasper Morrison,. L’ouvrage paraît aux éditions Dis Voir
Nouveautés 4 : encore
15 décembre 2011
Nous poursuivons l’exploration de notre commande avec tout d’abord quelques livres pratiques issus de la
collection « comment regarder », éditée chez Hazan. Yves Charnay et Hélène de Givry nous invitent à regarder « les couleurs dans la peinture ». Le livre est divisé en plusieurs chapitres : les rapports entre la couleur et la lumière et les différents théories scientifiques ; les principaux pigments ; les techniques picturales et les constructions chromatiques ; les grands mouvements dans la couleur et la symbolique des couleurs. De son côté, Lorenza Salamon s’intéresse à la gravure en diversifiant ses approches : historique, technique, les sujets des estampes, le rapport aux autres arts. Nous vous proposons un ouvrage de référence dans le domaine de l’architecture intitulé « architecture : description et vocabulaire méthodique », publié par les éditions du Patrimoine, sous la plume de Jean-Marie Pérousse
de Montclos. Ce livre vous donne les définitions du vocabulaire général en architecture et regarde de manière plus précise deux domaines : les différentes parties d’un édifice, les différents genres d’édifices et d’ensembles. Dans le souci d’accompagner la matériauthèque et les cours de technologie par un
fond plus conséquent, nous avons acheté deux livres en anglais. Le premier titré ”material revolution : sustainable and multi-purpose materials for design and architecture”. L’ouvrage propose des petits articles sur divers matériaux innovants. Tous ces matériaux entrent dans un processus de développement durable : matériaux biodégradables, matériaux recyclés, matériaux isolants, matériaux changeant de forme, matériaux produisant de la lumière…l’auteur s’appelle Sascha Peters et l’ouvrage est publié par les éditions suisses Birkhäuser. « The fashion designer’s
textile directory : the creative use of fabrics in design », publié chez Thames & Hudson et écrit par Gail Baugh essaie de faire le point sur le rôle du designer dans la chaîne de la création textile. Il présente les différentes techniques utilisées par les concepteurs ainsi que quelques matériaux innovants. Petite respiration pour vous permettre d’admirer le beau livre que les éditions Thames & Hudson consacre à l’artiste néerlandais Maurits Cornelis Escher,
connu pour ses gravures sur bois, ses lithographies et ses mezzotintos. L’ouvrage de Courtney Watson Mc Carthy nous invite à découvrir six œuvres de l’artiste sous forme de pop-up d’où le titre du livre. Deux livres de photographies à présent. Le premier rend compte du travail de l’artiste japonaise Rinko Kawauchi. Il est publié par les éditions Xavier Barral et s’intitule « illuminance ». La photographe travaille autour du thème de la lumière. Ses œuvres, pleines de sagesse, ressemble à des haïkus saturés
d’illuminance. Dans un registre moins poétique, Nathalie Herschdorfer s’intéresse à l’actualité avec son livre « jours d’après : quand les photographes reviennent sur les lieux du drame », paru chez Thames & Hudson. Refusant l’immédiateté, elle donne la parole à 30 photographes qui reviennent sur les lieux du drame pour en mesurer sa réelle étendue dans le temps. Ils montrent les séquelles les sévices laissés par les guerres, les catastrophes naturelles. Frank Schwere se rend le jour d’après sur les lieux du 11 septembre 2001,
Paula Luttriger fait parler les murs des prisons argentines quelques années plus tard, Pieter Hugo recherche les traces du massacre Tutsi, Steven Laxton tire les portraits des survivants de l’Holocauste... Un livre très fort à feuilleter mais aussi à lire. Pour moi le coup de cœur de la série que je vous présente aujourd’hui. Dans le domaine du design, nous nous sommes procuré deux petites revues qui rendent compte de l’exposition « des jouets et des hommes
» qui s’est tenue au Grand Palais cette année ; un hors-série Beaux arts éditions et l’album de l’exposition publié par les Arts décoratifs . Nous vous proposons un petit manuel, signé Mairi Mackenzie, qui, comme son titre l’indique, permet de « découvrir la mode ». L’ouvrage suit une présentation chronologique des différents courants qui traversent le stylisme. Passons aux choses « plus sérieuses » avec quelques livres un peu plus théoriques. Signalons tout d’abord le nouveau livre de Michel Serres « habiter », paru aux éditions du Pommier. En tant qu’objet, l’ouvrage se caractérise par de nombreuses photos remarquables. et un texte
écrit sur des feuillets. Le livre se divise en 3 chapitres : habitats, ville et campagne, passages. Jonathan Littell, romancier, auteur des « bienveillantes », nous propose trois études sur le peintre Francis Bacon dans un ouvrage intitulé « triptyque », publié chez
Gallimard. L’écrivain nous accompagne dans l'exposition Bacon organisée au Prado en 2009. Il analyse l’œuvre en évoquant la figure de G. Dyer, un des amants du peintre et en la confrontant à la peinture du Fayoum et à l'art byzantin. Nous suivons de manière régulière le travail de 3 auteurs : Marc Augé, Georges Didi-Huberman et Umberto Eco. Les voilà réunis dans un ouvrage intitulé «l’expérience des images », publié par l’INA. Ils proposent des approches différentes du thème des images : la sémiologie pour Eco, l’anthropologie pour Augé et l’histoire et la philosophie pour Didi-Huberman. Justement, ce dernier nous propose un livre intitulé « ce que nous voyons, ce qui nous regarde », paru aux éditions de Minuit. Il nous propose une sorte de fable philosophique en partant de la phrase suivante : ce que nous
voyons ne vaut - ne vit - que par ce qui nous regarde. « The art of pop video », édité chez Distanz, nous propose dans la langue de Goethe une approche du vidéo clip. Une approche historique, des entretiens avec de grands réalisateurs comme Michel Gondry permettent de mieux
comprendre les liens qui unissent images et musiques. Un DVD composé d'une vingtaine de clips accompagne l’ouvrage.. Richard Sennett, dans un livre intitulé « la chair et la pierre », s’intéresse, quant à lui, à l’histoire de la ville sous l’angle de l’expérience corporelle. Comment vit-on dans un espace urbain ? : ce qu’on y voit, ce qu’on y entend, ce qu’on y ressent, les lieux où l’on mange, comment on s’habille, se déplace, se lave, fait l’amour . Nous avons acheté un grand classique que nous ne possédions pas encore : « la production de l’espace » d’Henri Lefebvre, publié chez Anthropos. Dans son dernier livre, l’auteur montre l’importance de l'espace qui pour lui est toujours politique. L'espace est le produit de la société, chaque société doit produire son espace et c'est aussi dans l'espace que s'opposent les valeurs à travers les épreuves de l'espace.
Nouveautés troisième :
08 décembre 2011
Le livre de Jean-Pierre Le Dantec « poétique des jardins », paru chez Actes Sud s’inscrit dans une sorte de mode qui met en valeur les jardins depuis une trentaine d’années. L’art des jardins passent d’un art mineur,
réservé aux comtesses et aux retraités à un art majeur, avec son lot de festivals, d’expos, de livres…L’auteur nous propose une série de petits essais sur des notions cardinales comme : « clôture », « nature », « science », « paysage ».
Signalons maintenant plusieurs ouvrages dans le domaine du design textile.
La monographie que consacre les éditions des Arts décoratifs au styliste Hussein Chalayan surprend par son objet. La géométrie de la couverture épouse une forme qui ressemble à un rectangle mais avec des angles qui ne le sont pas vraiment. Dès la
couverture, nous retrouvons le style Chalayan. Le livre nous amène dans les coulisses de ses défilés sous haute tension. Son intérêt premier est de nous montrer de nombreux croquis réalisés de sa main..
Nous complétons notre collection sur les motifs & design, éditée par Fleurus avec deux nouveaux titres . le
premier est consacré à la nature le second aux motifs japonais. Un cédérom accompagne chaque ouvrage signé Shigeki Nakamura.. Nous vous invitons à un voyage dans les collections du Centre National du Costume de Scène de Moulins avec l’ouvrage de Claude Fauque, paru aux éditions de la Martinière. L’auteur nous offre un livre somptueux divisé en plusieurs actes. Nous apprécions tout particulièrement la beauté des reproductions iconographiques. Enfin, nous terminerons avec le livre de Valérie de Givry « art &
mode : l’inspiration artistique des créateurs de mode », publié par les éditions Regard. Le livre met en vis à vis des œuvres d’art des tableaux avec des réalisations de grands stylistes.
Dans le domaine de la peinture, nous donnons la parole aux femmes à travers deux monographies. La
première, comme son titre et son sous-titre l’indiquent, s’intéresse aux « women artists : femmes artistes du XXè et XXIè siècle ». Nous retrouvons les grands noms dans le domaine de la peinture mais aussi de la sculpture, de la vidéo…Le livre propose un classement alphabétique avec pour commencer Marina Abramovic et pour finir Rachel Whiteread. Curieusement, Sophie Calle ne fait pas partie de la liste. Qu’à cela ne tienne,
nous avons acheté son livre « aveugles », publié chez Actes sud. L’artiste nous propose des photographies, des portraits d’aveugles, accompagnés d’un petit texte.
Comme chaque année, nous nous procurons la monographie d’un grand photographe. Nos yeux se sont portés cette fois-ci sur l’œuvre de Bernard Plossu. Gilles Mora lui consacre une rétrospective 1963-2006 aux éditions des deux Terres. J’espère que comme nous vous tomberez sous le charme de ses photos en gris et blanc
Dans le domaine du design graphique, nous vous invitons à découvrir deux livres fondamentaux à mon goût :
« data flow » publié chez Thames & Hudson et « design génératif : concevoir, programmer, visualiser » chez Pyramid. Le premier ouvrage dresse un panorama des
visualisations de données telles qu'elles sont créées aujourd'hui par les designers graphiques. Il nous propose des exemples détaillés, permettant d'appréhender la multiplicité des méthodologies mises en oeuvre.
Le Musée du Louvre nous invitait cette année à réfléchir sur la place du papier dans les arts en sélectionnant 70 œuvres sur papier d’artistes actifs entre les 15 et le 21ème siècles. Nous avons acheté le catalogue, intitulé "le papier à l'oeuvre. Il est publié chez Hazan. A noter que les œuvres sont commentées par des philosophes et des historiens de l’art.
Terminons par un peu de théorie avec tout d’abord le livre d’Umberto Eco « le signe », paru chez Labor. L’auteur
nous propose un panorama des différentes théories du signe. Il nous montre comment le signe traverse toute la pensée philosophique et pas que la recherche sémiologique. Régis Debray se pose dans son livre « l’éloge des frontières », paru chez Gallimard à contre courant de l’ère du temps qui réclame la suppression des frontières. Ce texte est issu d'une conférence donnée à la Maison franco-japonaise de Tokyo le 23 mars 2010. Enfin, Pierre Fresnault-Deruelle nous montre la richesse visuelle et sémantique des affiches. Il analyse de manière concrète quelques exemples illustres comme Lautrec, Cassandre, Savignac ou Bundi
Nouveautés novembre deuxième
23 novembre 2011
Comme chaque année, nous essayons par divers moyens d'aider les étudiants de BTS deuxième année dans la préparation de l'épreuve de Français. Nous publions des articles sur le blog, nous organisons une revue de presse par rapport aux 2 thèmes qui sont cette année : "rire pour quoi faire ?"et "le sport miroir de notre société ?". Ensuite, nous mettons à disposition des étudiants l'ensemble des guides méthodologiques et anthologie de texte. Chaque année, le nombre d'éditeurs s'intéressant à cette épreuve ne cesse d'augmenter : Ellipses, Hatier, Flammarion, Foucher, Nathan, hachette et Gallimard. Nous achetons deux exemplaires de chaque ouvrage.
Dans un tout autre registre, nous aimerions vous indiquer l'achat de 4 nouvelles bandes dessinées. Nous continuons à suivre la production de Manu Larcenet avec les deux premiers tomes de sa trilogie intitulée Blast, publiée chez Dargaud. Après "combat ordinaire", cette série marque, me sember-t-il, un tournant dans la carrière de Manu Larcenet. Le dessin s'agrandit et s'assombrit. Le blast représente un moment indescriptible qui arrive peu de fois dans la vie de chacun, moment de plénitude où tout pétille, tout explose, tout devient couleur. Et ces moments uniques et jubilatoires contrastent fortement avec le quotidien sombre de cet homme gras, sale et moche qu'on accuse de crimes. Ce clochard volontaire explique aux agents qui l'interrogent son parcours qui le mènera à travers une série de traumatismes et d'humiliations. Sans rentrer dans le détail de cette histoire qui vous tient en haleine, j'aimerais plus particulièrement insister sur la beauté des lavis de noirs et de gris profonds, la couleur étant réservée pour le Blast.Vous pourrez vous rendre compte de ce travail à travers deux vidéos. L'une est un entretien.de Manu Larcenet. L'autre est une bande annonce 
Dans un tout
autre registre, j'aimerais vous parler de Philippe Druillet. Pour les jeunes, ce nom n'évoquera pas grand chose. Pour les plus anciens, il les ramènera aux années du journal Pilote qu'il rejoint en 1969, mais surtout aux Humanoïdes associés et Métal Hurlant, première magazine de science-fiction, qu'il fonde en 1974.. Philippe Druillet représentait avec Moebius et Caza le prototype du dessinateur de science-fiction qui faisait les cases pour n'en avoir qu'une sur la double page. il aimait utiliser des couleurs très psychédéliques propres à son temps. Il avait un sens du détail imposant et créait des personnages très proches de l'Héroïc Fantasy, chère à J.R. Tolkien. Nous vous proposons la célèbre intégrale "Salammbô", dont le premier tome parait en 1981, adaptation très libre du livre de Gustave Flaubert. J'ai appris sur son site officiel site qu'il envisageait d'adapter prochainement "l'enfer" de Dante.Terminons avec un autre auteur de Science-fiction Mathieu Bablet et son livre "la belle mort", publié aux éditions Ankama dont le siège se trouve à Roubaix. Nous entrons avec cet album dans un monde post apocalyptique avec une série de personnages qui fuient sans cesse un danger inommé, ou inommble.Nous retrouvons le fameux thème des survivants.
Nouveautés novembre première
21 novembre 2011
Un des objectifs de ce blog était de permettre aux élèves et aux enseignants de l’Esaat de connaître la
nature de nos nouvelles acquisitions. Malheureusement ou heureusement, à peine arrivée, la commande fait l’objet d’un assaut frénétique de la part des usagers. Afin de répondre à la demande, nous faisons des prêts des nouveautés sans avoir pris vraiment connaissance des documents. Vous n’aurez donc qu’une vue parcellaire de nos achats
Dans le domaine du design, nous nous sommes procuré deux ouvrages sur le mobilier urbain. Le premier s’intitule « domestiquer l’espace public : 20 ans de design de mobilier urbain ». Il est écrit par Fabrice Pincin et publié par Archibooks + Sautereau éditeur. Les éditions Links nous propose de leur côté « éléments urbains : design contemporain », rédigé par Carles Broto, et Jacobo Krauel.. Nous continuons à nous intéresser à l’utilisation du carton dans le domaine du design avec « le design mode d’emploi », paru chez Links. A côté du traditionnel mobilier, nous trouvons des exemples pratiqu
es de jouets, de luminaires et d’installations.
Comme chaque année, nous achetons un livre précieux publié par les éditions Citadelles & Mazenod. Celui de cette année s’intitule « art déco : encyclopédie des arts décoratifs des années 20 et 30 ». Il a été rédigé par Alastair Duncan. Comme toujours, je vous invite à feuilleter cet ouvrage, pour apprécier la qualité de l’iconographie Dans un domaine plus théorique, nous vous proposons dans un premier temps le livre de Stéphane Vial « court traité du design », avec une préface de Patrick Juin. L’auteur étudie les relations du design avec le capitalisme, la technique, le numérique et la création. Ensuite, vous pourrez découvrir le travail du designer Konstantin Grcic à travers un petit livre d’entretiens qui porte son nom.
Il dialogue avec Pierre Doze, journaliste et professeur aux arts décoratifs de Strasbourg..
Dans le design de mode, nous vous signalons le livre de Cally Blackman « 100 ans de mode masculine », paru chez Eyrolles. Comme son titre l’indique, ce livre aborde la mode masculine à travers les personnalités qui font et portent la mode : les acteurs, les sportifs, les musiciens
Dans le domaine de l’histoire de l’art, nous nous sommes procuré un énième manuel intitulé « histoire de l’art pour tous », paru chez Hazan et écrit par Nadeije Laneyrie-Dagen. .J’ai particulièrement apprécié la première partie consacrée aux outils pour appréhender une œuvre. Nous fêtons à notre manière les musées de la Métropole Lilloise. La piscine célèbre ses 10 ans. A cette occasion, nous avons acheté deux ouvrages. Le premier,
publié aux éditions Gallimard, propose une introduction décrivant la piscine de Roubaix avant qu’elle ne se transforme en musée et le contenu et les missions de ce musée tout à fait particulier. Le corps de l’ouvrage nous présente les collections. Un petit livre de Gunilla Lapointe complète cette approche. Il est publié aux éditions de la Piscine. Nous saluons la réouverture du Lam en 2010 avec l’achat de 2 livres : « Lam, le musée d’art moderne de Lille Métropole », écrit par Lionel Blaisse et paru aux éditions Archibooks. Dans un format un peu plus grand, le numéro hors-série de Beaux-Arts magazine, s’intéresse comme l’ouvrage de Blaisse à la
nouvelle architecture, à l’histoire des collections et aux principaux domaines de prédilection du Lam que sont :l’art moderne, l’art contemporain et l’art brut. Chez Citadelles & Mazenod, le livre d’Ariane et Christian Delacampagne « animaux étranges et fabuleux : un bestiaire fantastique dans l’art » s’intéresse aux différentes représentations des animaux mythiques dans la peinture, dans la sculpture et les tapisseries ; Un chapitre s’intéresse au fantastique aujourd’hui.
Dans un registre plus théorique, Cyril Morana et Eric Oudin ont écrit aux éditions Eyrolles , dans la collection
« petite philosophie des grandes idées » un livre intitulé « l’art de Platon à Deleuze », avec une préface d’André Comte-Sponville. Cet essai est découpé en plusieurs chapitres qui correspondent à un philosophe et à ses interrogations et ses réponses par rapport à la question de l’art. L’approche suit un déroulé chronologique avec entre autres Platon, Aristote en passant par Kant, Nietzsche, Bergson pour finir avec Merleau-Ponty et Deleuze.
Dans le domaine d
u cinéma, le grand événement éditorial de la rentrée est le superbe ouvrage que Bernard Eisenschitz consacre au réalisateur de Métropolis : « Fritz Lang. au travail », édité aux Cahiers du Cinéma . Le livre présente l’œuvre du cinéaste de manière chronologique. Enfin, je terminerais de manière provisoire avec le livre deWilliam Hunt « l’œil invisible ». Il regroupe beaucoup de photographies s'interrogeant sur l'œil et la photographie, le regard du photographe. On retrouve de nombreux portraits, allant du daguerréotype à la photographie numérique
Dina Rautenberg
03 novembre 2011
Petit billet pour vous amener à rencontrer une artiste tout à fait singulière Dina Rautenberg. Je l'ai découverte dans la dernière livraison de Novum, en date du 11 novembre 2011. Dina Rautenberg, alias Dinaeht a la particularité de dessiner avec une machine à coudre. Elle dessine des femmes, des oiseaux. Elle tend ses oeuvres derrière des vitres mais les incorpore aussi dans des livres et des CD. Si vous voulez en savoir plus sur cette jeune artiste né en 1978, rendez-vous à l'adresse suivante.





